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Après la victoire sur le Ghana, le gardien de but des Eléphants Olympiques, Ira Tapé Eliezer explique son histoire avec les tirs au but. 

 

Tu as fait échec à trois tentatives ghanéennes lors de la séance de tirs au but, peux-tu nous donner les secrets de cette performance ?

Disons que j’aime les tirs au but depuis tout-petit. Au centre de formation, les lundis ou mardis, il y avait des séances spécifiques. Des joueurs nous mettaient à contribution. On se lançait même des défis. Ça m’a beaucoup formé. Ce travail de longue haleine porte ses fruits aujourd’hui.

C’est donc l’un de tes points forts?

Oui, on peut le dire ainsi. Comme je le disais tantôt, je travaille cet exercice depuis tout-petit. Aussi, je remercie le Tout-puissant qui m’accorde sa grâce de réussir ces arrêts.

Dans quel état d’esprit étais-tu au moment de cette séance fatidique ?

J’étais prêt et confiant comme toujours. Parce que je crois en mes capacités sur les tirs au but. Je me fais fort de ne pas encaisser. Cela permet à mes coéquipiers d’avoir moins de pression au moment de leurs tentatives.

 

Tu leur as donc communiqué ta confiance dans cette épreuve ?

Depuis la veille, on s’est préparé à l’éventualité des tirs au but. On y a travaillé. Tous les trois gardiens que nous sommes avaient été bons. Ce n’était donc pas facile pour les joueurs quand bien même ils s’appliquaient. Mais on s’est encouragés. Pendant le match, je les ai motivés. Je leur ai dit qu’en cas de tirs au but, ils pouvaient compter sur moi ; j’allais arrêter des tirs. Dieu merci, tout s’est passé comme prévu.

 

Au-delà de cette finale, il y a la qualification pour les JO. Quel sens donnes-tu à cette double performance ?

En venant ici, nous avions pour mission de jouer cette CAN à fond afin de décrocher au moins une place pour les Jeux Olympiques. Ce n’était pas gagné d’avance vu que la Côte d’Ivoire restait sur une seule participation à cette compétition. Du coup, avant le premier match, nous nous sommes motivés pour atteindre cet objectif. Cela dit, nous sommes très heureux d’y être. C’est très important pour notre carrière mais, également, pour notre pays, la Côte d’Ivoire.

 

Vous jouez la finale contre le pays hôte, y’a-t-il une pression particulière à l’approche d’une telle rencontre ?

Il n’y a aucune pression. La pression est retombée dès lors que nous avons validé notre ticket pour les Jeux olympiques ; c’était l’objectif principal. Mais, ça ne veut pas dire qu’on ne va pas chercher le trophée, bien au contraire. Cette finale est une occasion de plus de montrer au monde entier que nous avons du talent. Nous allons jouer libérés mais avec sérieux et concentration. Nous allons nous battre pour terminer le tournoi en beauté. Certes, l’Egypte reste l’Egypte avec un palmarès impressionnant, mais nous allons vendre très chère notre peau pour faire honneur à la Côte d’Ivoire qui est aussi un grand pays de football.

 

Que retiens-tu du travail effectué avec les deux préparateurs des gardiens, Stéphane Dimy et Gérard Gnanhouan?

Nous avons eu à travailler avec de très bons entraîneurs de gardien. Ils ont de l’expérience et maîtrisent leur sujet. Ils se font confiance mutuellement et travaillent en parfaite harmonie. Je suis content d’être entraîné par cette paire d’entraîneurs qui font du très bon boulot. Ils nous font progresser énormément.

 

Quel est ton message à l’endroit des Ivoiriens qui vous soutiennent et qui seront nombreux, demain (vendredi), à suivre cette finale ?

Nous avons besoin du soutien des Ivoiriens. Ce sont eux qui nous poussent avec leurs prières et leurs bénédictions. Nous leur demandons de toujours prier pour nous. Par la grâce de Dieu, nous allons ramener ce trophée à Abidjan.

 

Entretien réalisé par l'AFI

I.T.