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Hors compétition après leur défaite face au Ghana (1-3) en demi-finale de la Coupe UFOA, les Eléphants tournent leur regard sur Abidjan où ils jouent le match de la survie devant le Niger dans le cadre du dernier tour qualificatif du CHAN. Bien que déçu pour n’avoir pas atteint le sommet de cette compétition, Gouaméné Maxime, le sélectionneur des Eléphants, garde un sentiment. Celui d’avoir appris quelque chose qui va servir au prochain match contre le Niger à Abidjan, le 20 octobre.

Entretien  

 

Quelle explication pouvez-vous donner à l’élimination de la Côte d’Ivoire battue par le Ghana en demi-finale (1-3) ?

On est venu à la Coupe UFOA pour profiter de cette compétition pour faire notre préparation du dernier tour des éliminatoires du CHAN. On avait vraiment besoin de cette compétition pour voir notre niveau. Trois matches, deux victoires et une défaite, il y a beaucoup d’enseignements à tirer sur le plan tactique et mental. On va tirer les leçons et essayer de nous améliorer. Il faut le reconnaitre, ce sont des matches de niveau international. Il faut aller au-delà pour se montrer costauds. Sur ce dernier match perdu face au Ghana, on n’a pas montré de l’agressivité. Et les Ghanéens nous ont dominés individuellement. Collectivement, on est passé à côté. On a pris des buts trop faciles à mon sens. Mes joueurs sont jeunes dans ce type de compétition. On n’en a pas d’autres. Il faut donc tirer les leçons. Il faut qu’eux même aussi comprennent qu’il faut être efficace et qu’il faut aller à l’essentiel. C’est de ne pas jouer les beaux. Il faut aller au combat. Il faut gagner les duels. On repart avec le sentiment d’avoir appris quelque chose en vue du match retour contre le Niger à Abidjan.

 

L’objectif était d’arriver au sommet de cette Coupe. Avez-vous des regrets ?

Le regret de n’avoir pas gagné cette demi-finale. On n’est pas allé chercher l’adversaire. On n’a pas été agressif. Sinon dès le départ du match, je pense qu’on avait toutes les possibilités. On pouvait rester concentrer, être solidaire pour éviter de prendre des buts qui nous couper les herbes aux pieds. Mais, il y a mieux à faire. C’est de mettre plus de caractère dans ce qu’on veut réaliser. A un moment donné, ce n’est plus la tactique qui fait la différence. On a essayé de vouloir trop jouer. Et on a payé cash. Ce sera le même match à Abidjan face à une équipe nigérienne qui a du talent et qui va défendre crânement ses deux buts acquis à Niamey. Il faut aller à l’essentiel. C’est d’aller vers le but adverse avec plus d’efficacité. On sort du tournoi avec des blessés. Seront-ils à cent pour cent pour le prochain ? Ce sont les médecins qui nous le diront. Espérons que ces joueurs retrouvent leur capacité pour qu’on fasse le maximum. C’est dommage. On aurait bien aimé repartir avec tous les joueurs en bonne santé.

 

Il y a combien de blessés ?

Pour le moment, il y a Magbi Laurent Gbagbo qui a un étirement derrière la cuisse. C’est le cas le plus inquiétant. Sylla Mohamed n’a pas pratiquement joué avec une entorse à la cheville. Jimmoh Shérif a une douleur au mollet. Idem pour Pondey Ange. Sans Magbi Laurent, il va falloir trouver un autre joueur offensif qui va peser sur la défense adverse. Ce secteur où on a été moins performant face au Ghana.

 

 Les Eléphants totalisent cinq matches internationaux dont trois disputés à la Coupe UFOA. Pensez-vous avoir retrouvé une équipe ?

Le bilan n’est pas reluisant. C’est bien dommage qu’on enregistre deux victoires et trois défaites sur ces cinq matches. Ce n’est pas de cette façon qu’on aurait voulu commencer. Il y a forcément des leçons à tirer. Au niveau international, ce n’est pas seulement de faire du beau jeu qui fait gagner les matches. Il faut aller à l’essentiel. Il faut se montrer agressif. Il faut se montrer solide défensivement. Certains de mes joueurs ont fait preuve de fébrilité. Je revois encore ce deuxième but qu’on prend face au Ghana au retour des vestiaires. C’est inadmissible à ce niveau de la compétition. J’espère qu’ils sauront tirer les leçons, eux-mêmes. Et du côté du staff, on va regarder pour choisir les meilleurs, les plus agressifs, les plus conquérants, capables de réaliser l’objectif et éviter de prendre des buts à Abidjan parce qu’on aura plus besoin de marquer des buts.  

 

Les Eléphants ont marqué six buts et encaissé six autres. Une analyse.

Ce n’est pas ce qu’on voulait. On est venu au Sénégal pour sortir un bloc-équipe. On a gagné le Cap Vert même si cette équipe est d’un cran en dessous des autres. Il nous faut plus que cela. Il faut une solidité défensive d’abord. Il faut un collectif et il ne faut pas se laisser prendre facilement. On s’est crée des occasions comme les Ghanéens mais on n’a pas été efficace. C’est déplorable. A Abidjan, ce sont des occasions qu’il faut marquer et éviter de ne pas en prendre.

 

Entretien réalisé par TIEMELE Ives  

I.T.