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Le Premier vice-Président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) était face aux journalistes de la presse nationale et internationale, ce mercredi 11 avril 2018 au siège de la FIF. Après les Présidents de clubs, mardi dernier à Seen Hôtel, M. SORY DIABATE a fait le point de la rencontre de Zurich aux hommes de media. Voici les différents points évoqués (première partie)

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Pourquoi une conférence de presse aujourd’hui ?

« Comme indiqué lors de notre dernière conférence de presse, si vous vous en souvenez, nous avons décidé de communiquer le plus souvent avec la presse parce que tout le monde dit que la Fédération Ivoirienne de Football ne s’exprime pas souvent sur certains sujets d’actualité. Lors de la dernière rencontre, j’ai fait la promesse, une fois au moins par semaine, de vous rencontrer de vous donner quelques informations d’actualité. Le premier trimestre de l’année civile étant écoulée, nous avons jugé opportun de vous retrouver aujourd’hui pour aborder quelques sujets qui nous estimons être d’importance et qu’il fallait partager avec la presse pour que toute l’opinion nationale et internationale soit informée de l’évolution de certaines situations au niveau du football ivoirien.

La deuxième raison est ce que nous qualifions de pseudo crise parce que pour nous ce n’est pas une crise. Et depuis que cette affaire a commencé, la FIF ne s’est pas prononcée officiellement en dehors des communiqués de presse envoyés aux media pour parler des actions que nous menons en réaction des informations que l’autre partie a pu diffuser. Nous estimons qu’après notre visite à Zurich et après avoir reçu le courrier officiel de la FIFA, il était important que nous puissions dire notre part de vérité et vous donner quelques informations parce qu’il y a eu diverses interprétations sur le rendez-vous de Zurich. Nous étant qu’acteur, certains points méritent d’être commentés ». 

Pseudo crise et départ pour Zurich

« Comment nous nous sommes retrouvés à Zurich ? Qui a invité les structures internationales à s’intéresser à notre crise ? qui pour nous est une démarche normale d’une dissidence qui, conformément à nos textes, peut saisir la Fédération, le Comité Exécutif pour organiser une Assemblée Générale extraordinaire. C’est prévu dans nos textes. Dans ce cas, la Fédération, comme elle l’a fait, prend le temps d’analyser la requête. Elle est obligée d’organiser dans un délai de quinze jours, l’Assemblée Générale. A défaut, ceux qui l’ont convoqué, peuvent l’organiser. Qu’est ce qui s’est passé ? Le 29 décembre 2017, nous avons reçu un exploit d’Huissier d’une dissidence de 42 clubs. La majorité requise pour demander l’organisation d’une Assemblée Générale avec pour un seul point à l’ordre du jour, la révocation du Comité Exécutif. Nous avons trouvé cela curieux parce qu’entre membre d’une association, on s’explique d’abord. Quand on constate la défaillance du Comité Exécutif, en ce moment-là, on peut une révocation. En quand on a vu le nombre, on s’est posé beaucoup de questions. Nous avons fait des investigations et nous nous sommes rendu compte que la demande n’était pas fondée parce qu’il y a eu beaucoup d’irrégularités au niveau de la forme sans même aborder la question de fond. Le Comité Exécutif a décidé de rejeter la demande de la dissidence. Et nous avons été conforté dans notre position par la même réaction de la FIFA vis-à-vis de cette requête de la dissidence. Mais ce que vous ne savez pas, c’est que quand ce dossier nous a été déposé par la dissidence, elle a fait copie à la FIFA, CAF, au Ministère des Sports, au Comité National Olympique. Toutes ces structures, au moment où nous avons reçu, ont été également informées de ce que le dossier a été déposé à la Fédération avec tous les éléments qu’il comportait. Du coup, la FIFA, la CAF, le Ministère des Sports et le Comité National Olympique ont été alertés. Dans ce débat qui a eu court relativement à la saisine de la FIFA, il faut tout de suite dire que ce n’est pas la FIF qui a saisi les structures internationales mais c’est la dissidence qui a transmis copie de ces documents à toutes ces instances que je viens d’énumérer. Je ne veux pas commenter cela. C’est son choix de le faire. Mais sachez que nous nous sommes retrouvés avec des intervenants dans cette affaire parce que tout simplement ils ont été alertés par les copies qui l’ont été transmises. Quand nous avons étudié la demande et que le Comité Exécutif s’est prononcé sur cette demande, la FIF a dû informer les pétitionnaires de ce que l’Assemblée Générale Extraordinaire qu’il demandait ne pouvait être convoqué par le Comité Exécutif. Et comme eux, ils ont informé quatre structures, nous aussi, nous avons pris soin d’informer ces structures là de la décision du Comité Exécutif. Après avoir été alerté, la FIFA par l’intermédiaire de son représentant des Associations nationales en charge de l’Afrique et des Caraïbes, Monsieur Veron, qui était à Bamako pour aller installer un comité de normalisation parce que la crise qui avait au Mali nécessitait la présence de la FIFA, a décidé de venir à Abidjan pour s’enquérir de la situation que nous connaissions. M. Veron Mosengo-Omba a reçu les journalistes lors d’un point de presse à Sofitel Hôtel Ivoire. Pour rappel, au point de presse de Sofitel Hôtel Ivoire, M. Veron Mosengo-Omba a dit qu’il n’y avait pas de crise en Côte d’Ivoire et qu’il n’était pas venu installer un comité de normalisation en Côte d’Ivoire et qu’il ne pouvait être au Mali sans chercher à savoir ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Veron Mosengo-Omba a dit qu’après avoir écouté les deux parties, qu’il conclut qu’il s’agissait de problème de personnes. Il a dit que les problèmes de personnes ne l’intéressaient pas et que la FIFA cherche à faire travailler les Fédérations. C’est pour cela qu’il il a écourté son intervention pour dire qu’il a plutôt envie d’aller voir les projets de développement qui sont en cours. Notamment, les terrains d’Abobo et de Yopougon. Et nous sommes allés faire la visite de ces installations pour dire que c’était la priorité pour le représentant de la FIFA qui était en Côte d’Ivoire. A son départ d’Abidjan qu’il a eu un entretien avec le Président de la FIF. Il a dit et qu’il insiste pour que cela soit porté à la connaissance de la presse et des Présidents de clubs. Il a dit ceci et il l’a dit à M. Veron Mosengo-Omba à Zurich. La première interrogation est pourquoi nous sommes à Zurich. Pourquoi une Fédération démocratiquement élue sommes face à un groupement de clubs qui ne représentent, pour nous, la majorité. M. Veron Mosengo-Omba a dit que cela représentait quand même un nombre important même si ce n’est pas la majorité. Et le Président de la FIF lui a dit que cela représentait un nombre important mais ce n’est pas la majorité. Et que c’est la majorité qui dirige. Et vous commencez à opposer un camp qui ne représente à une Fédération élue, en bonne et due forme, vous crée un fâcheux précèdent. Il suffit que 10 ou 12 clubs s’élèvent quelque part pour vous saisir, vous convoquez les gens à Zurich pour venir parler. M. Veron Mosengo-Omba a dit qu’il était important de parler de la situation qui prévaut à Abidjan. Le Président de la FIF a dit qu’il a donné son accord parce que M. Veron Mosengo-Omba a dit que c’était un problème de personnes. Et que ce problème de personnes concerne principalement deux personnes. C’est-à-dire le Président Sidy Diallo et M. Jacques Anouma et qu’il se propose en tant que médiateur de faire en sorte de rapprocher les positions de ces deux personnes qui sont au centre de cette incompréhension. Et c’est pour cette raison que le Président Sidy Diallo a donné son accord pour aller à Zurich et non pour aller rencontrer une délégation d’opposants. La seule raison et le Président Sidy Diallo a tenu à ce que cela soit précisé parce qu’il a tenu à le dire à l’ensemble des clubs présents à la rencontre d’hier à Hôtel Seen. Nous sommes allés à Zurich parce que le Président de la FIF l’a voulu. Il a estimé que c’est la maison mère qui nous conviait mais l’intention d’y aller était de rapprocher des personnes. Mais ce n’était pas pour aborder la question de fond de la crise parce que cette question avait été déjà, pour nous, résolue par l’application de nos textes. Vous nous demander de convoquer une Assemblée Générale extraordinaire. Vous allez au bout du processus, vous tenez votre Assemblée Générale. Mais dès l’instant où vous n’avez plus la majorité, vous ne pouvez plus convoquer l’Assemblée Générale Extraordinaire. C’est simple. Ce n’est pas du paradoxal. Et quand nous l’avons dit, la FIFA l’a confirmé. Les choses devraient pouvoir s’arrêter. La FIFA a quand même convoqué les parties. Chaque partie devait venir à cette rencontre avec trois représentants. Nous étions avec le Président de la FIF, Me Raux Yao et moi-même. L’autre partie était représentée par des Présidents Abdoulaye Koné de l’AS Denguelé, de Armand Gohourou, agissant pour le compte de Agir de Guiberoua et leur conseil, Me Souleymane Diallo. Et le courrier de la FIFA présentait M. Jacques Anouma comme médiateur FIFA associé à la table ronde. Il est à préciser que dans le courrier de la FIFA, nous avions été conviés à une table ronde de conciliation. Le terme était très clair. Nous n’avions pas été conviés devant une Commission de Disciplinaire où on peut prendre une décision pour sanctionner la Fédération où sanctionner quelque partie que ce soit.  La précision est utile parce qu’on a entendu beaucoup de choses et beaucoup de choses ont été écrites où l’on pensait qu’on nous exécuterait à partir de la convocation que nous avons reçue. Mais la FIFA a ajouté aussi qu’au-delà des représentants, chaque partie pouvait se faire accompagner par deux représentants. Et ces deux représentants ne participeraient pas aux négociations, aux discussions dans la salle. Ils seront consultés en cas de besoin.  Et ces deux représentants étaient pris en charge par leur délégation. Et dès que nous avons reçu ce document, le 21 février 2018, la FIF a adressé un courrier à la FIFA pour lui rappeler qu’elle ne souhaiterait pas voir M. Jacques Anouma intervenir dans ce litige en tant que médiateur. Ce qu’elle avait déjà indiqué à M. Veron Mosengo-Omba lors de son passage à Abidjan. Elle insistait pour faire comprendre que son passage à la télévision dans lequel les propos fustigeaient le comportement de l’actuel Comité Exécutif, le disqualifiait totalement d’une possibilité d’intervention dans ce litige en tant que médiateur. Pour le Comité Exécutif, il serait très mal placé pour agir et qu’il ne souhaiterait pas le voir intervenir comme médiateur. Et dans ce courrier du 21 février 2018, la FIF n’a reçu aucune réponse jusqu’au 20 mars. Nous sommes donc partis le 18 mars 2018. La FIFA a pris les dispositions pour que tout le monde voyage dans les mêmes conditions. Nous avons voyagé sur le même vol d’Abidjan-Zurich via Bruxelles. Nous avons été logés dans le même hôtel. Nous avons mangé dans le même restaurant. Nous étions face-à-face dans les chambres. Toutes les conditions étaient créées pour qu’on se voit et que les choses puissent faire bien avant même d’arriver sur place. Une stratégie de rapprochement qui n’a pas mal marché parce qu’on était obligé de se saluer, se voir, de se parler et de rencontrer dans les salons pour rigoler un peu. On a été dans le même véhicule qui nous a pris de notre hôtel pour le siège de la FIFA où se tenait la rencontre. C’est important parce qu’il n’y avait pas d’animosité entre nous. Chaque cam s’est organisée pour venir avec d’autres membres actifs de la Fédération ».

Le choix des autres membres de la délégation

« Pourquoi nous avons choisi ceux que je vais citer. Nous sommes partis avec M. Vagbah Alexis, Président de l’Africa parce qu’il a été l’un des premiers à être approché par Pierre Gondo. Il est parti aux Deux Plateaux pour lui dire de les rejoindre pour faire partir le Comité Exécutif. M. Vagbah Alexis a dit à Pierre Gondo qu’il se trompe de personne. Il a dit à Pierre Gondo qu’il ne peut pas agir ainsi en tant qu’employé de la FIF.  Il lui a demandé d’aller voir le Président de la FIF ensemble pour discuter du malentendu s’il en y en a pour l’arranger. Ils prennent leurs voitures. M. Vagbah Alexis vient à la FIF et Pierre Gondo disparait dans la nature pendant deux semaines. C’est comme cela qu’il disparait et qu’il annonce qu’il a été viré de la Fédération. La décision n’avait pas encore été prise automatiquement. On l’a convoqué à la Fédération pour rejoindre son poste. Il a disparu. On l’a appelé plus d’une fois. On lui a envoyé des relances pour qu’il reprenne prendre son poste, il n’est pas venu. Les procédures se sont mises en route jusqu’à ce que la décision soit prise pour se séparer de lui. M. Vagbah Alexis est témoin du début cde cette affaire. Nous avons choisi des gens capables vis-à-vis de la FIFA de témoignager. La deuxième personne est M. Seri Valentin, le Président de Yopougon FC, qui a été approché par des personnes. M. Ebé Jean Jacques qui était témoin de la pression qui a été faite sur M. Medhi Khalil, le Président du Cosmos qui a porté plainte auprès de la Police criminelle pour faux et usage de faux de son document qui a été modifié. La copie qu’on lui a montrée n’avait rien n’avoir avec celle qu’il dit avoir signé. Quand ils se sont rendu compte qu’il se plaint de son document qui a été falsifié, le même soir, ils sont allés à son domicile jusqu’à un heure et deux heures du matin pour tenter de le faire signer un autre document. Medhi Khalil a appelé Ebé Jean Jacques. Le lendemain à 9H, Ebé Jean Jacques était au domicile de Medhi Khalil pour voir qui viendrait. Et ils sont venus. Deux personnes pour inviter le monsieur à signer un nouveau document. Pour vous dire à quel point c’était grave. Medhi Khalil a refusé. Il a dit qu’il est connu certes sous le nom de Medhi Khalil mais il ne signe jamais qu’il signe au nom de Mohamed Khalil. Ils ont tout faire pour obtenir la signature et M. Ebé Jean Jacques était là. Il était témoin de la pression et à un moment il a pris le téléphone et a annoncé l’arrivée du Président de la FIF au domicile de monsieur Medhi Khalil. Ils sont tous partis.  Ebé Jean Jacques a témoigné en présence des responsables de la FIFA. Nous avons aussi déplacé le Président de RCK, Traoré Lacina qui a été l’objet de sollicitation moyennant des fonds. Le Président Kouadio Victor de Dimbokro qui a été aussi approché, a fait aussi le déplacement. Monsieur Diaby Moussa, le Président de RFC Yamoussoukro, qui, lui, a porté plainte parce que son document a été aussi falsifié. Le document que nous avons reçu a été falsifié. Nous avons montré que la FIF dans cette crise a été très ouverte. Monsieur Diabaté Vassiriki, le Président de Man FC et Monsieur Dosso Sinali de l’ES Bafing ont été de ceux qui ont porté les actions de médiation pour montrer également à la FIFA que des témoins, des Présidents de club ont essayé de rapprocher les parties. À tout moment, le Président de la FIF a été ouvert, a été prêt à rencontrer qui voulait le rencontrer. Tous ceux là étaient présents.

Dans l’autre camp, il y avait Me Roger Ouegnin de l’Asec Mimosas, Salif Bictogo du Stella Club, Anzouan Kacou de Seraphins FC, Gbalou Nicaise de l’AS Ouragahio, Akré Paul de Songon FC et Malick Tohé. Il est à précisé que M. Abdoulaye Koné qui figurait sur la liste des trois représentants de la dissidence devant participer aux négociations avec la FIFA, a été au dernier moment remplacé par Me Roger Ouegnin. Il n’était pas dans la salle.  Les trois représentants de la dissidence étaient Me Roger Ouegnin, Armand Gohourou et l’avocat de la partie adverse, Me Souleymane Diallo. Nous avons décidé d’aller à cette discussion pour montrer notre volonté de mettre fin à cette situation. Ecouter la maison-mère, chercher ensemble autour d’une table à faire avancer le développement du football ivoirien mais avec des objectifs très clairs ».

Les objectifs en allant à Zurich

« Il ne s’agit pas de dire que j’ai gagné ou que j’ai perdu. En allant à Zurich, le premier objectif pour nous était de faire respecter la légalité, les textes et le mandant du Président de la FIF et du Comité Exécutif. Nous avons été élus le 20 février 2016. Soit le deuxième mandat. Il faut Maintenir notre mandant jusqu’à son terme. Nous avons quatre ans de mandat. Nous avons fait deux ans. En allant à Zurich, c’était avec la certitude que nous allons aller au terme de notre mandat et qu’il ne soit pas écourter. Troisième objectif est de ne procéder à aucune modification du Comité Exécutif qui a été élu. Il peut avoir des modifications au Comité Exécutif si le Président en fait la demande ou si le Comité Exécutif en fait la demande. Cette modification peut se faire et faire entériner par la prochaine Assemblée Générale. Comme ce qui va se passer prochainement pour un poste où nous avons été obligés de nous séparer d’un de nos collaborateurs. Et le dernier point est de ne pas accepter le comité de normalisation. L’objectif en allant à Zurich était de revenir sans que personne ne nous impose la mise en place d’un comité de normalisation ».

 

Le déroulé de la rencontre de Zurich

« La FIFA nous a adressé un courrier pour nous donner le déroulé de la rencontre dans lequel elle indiquait qu’elle allait rencontrer le Président Jacques Anouma en premier, ensuite elle allait rencontrer la FIF et l’autre partie. Le principe de la discussion était que la FIFA rencontre chaque partie. Et après elle fait la synthèse avec toutes les parties. Nous avons été reçus pratiquement pendant une heure. Nous avons été reçus pendant environ une heure. Et la première question que nous a posé M. Veron Mosengo-Omba est de savoir l’état de la situation depuis son départ d’Abidjan et comment évoluait les choses. Le Président Sidy Diallo a pris la parole pour dire que tout allait bien de notre point de vue et cela du fait que les compétitions (Ligue1, Ligue2 et D3) se déroulent bien. Il n’y a pas eu d’arrêts. Nous avons insisté sur le fait que les compétitions se déroulent dans toutes ces divisions et qu’au point de vue financement, nous avons déjà, pour la Ligue 1, payer un milliard aux clubs depuis le début de cette saison. La Ligue 2 se joue également. Les matches retour ont repris. De même pour la Divisio 3 et la coupe de la Ligue qui se joue aujourd’hui même. Ils ont marqué leur surprise parce que l’impression qu’on a eue, est qu’on les a fait croire qu’il y avait un Knock Out et que rien ne se jouait ici. Je ne sais pas qui le leur a dit, mais il avait le sentiment que tout était arrêté ici.  Ils nous interrogent alors sur la dissidence. On leur a dit que pour le moment, on n’a pas constaté d’absence et que tous les clubs participaient aux compétitions ».

 

L’image chaotique du football féminin présenté à la FIFA

« On leur a fait savoir qu’on a participé au tournoi UFOA, organisé par la Côte d’Ivoire et préfinancer par la Fédération Ivoirien de Football à hauteur de 12 millions. On n’a même pas encore été remboursé par l’UFOA. Avant ce financement de la compétition, notre sélection s’est préparée pendant quatre mois. Toutes cette préparation est financée par la Fédération pour arriver à être vice-championne de l’UFOA B. Nous avons parlé aussi de championnat de jeunes. Le tournoi des jeunes qui devra débuter dans 1 mois. Le DTN était en tourné dans la l’intérieur avec les présidents de Ligue pour expliquer comment ce tournoi allait se dérouler et avec l’appui du Comité Exécutif qui a donné son accord et préparé les moyens pour que ce tournoi ait lieu. Chose qu’il ignorait complètement vu l’image chaotique qu’on leur avait présentée. Ils ont marqué leur surprise. Ils sont revenus plusieurs fois là-dessus »

Concernant sa légitimité  

« Le président Sidy Diallo a ajouté qu’il a la majorité vue qu’il a été élu à plus de 99% au deuxième tour parce que j’étais candidat unique et que même Infantino n’avait pas été élu à 100% et que c’est la majorité qui compte d’après les textes. Le Président a dit qu’aujourd’hui, il y a une dissidence, il le comprend mais pour le moment, mais qu’il a la majorité ».

 

11 milliards contre 5 milliards en six ans

« Nous avons rappelé que nous n’avons pas reçu de financement depuis 2016, chose qu’ils ont reconnu et avancé qu’ils allaient régler. Sachez que cette équipe qui dirige la FIF, depuis 6 ans, a donné aux clubs 11 milliards de FCFA. Et nous avons dit que la D3 qui était de 7 millions est passé à 11millions. La Ligue 2, de 8 est passé à 20 millions. Et la Ligue 1, de 38 à 75 millions.  C’est ce qui a été mis à la disposition des clubs. Il faut éclaircir cela car, il y a beaucoup de personnes qui se font passer pour des spécialistes, des éditoriaux qui font croire que l’argent va où il ne doit pas aller. Ils font croire que nous utilisons mal les ressources. Nous pouvons leur dire qu’en six ans, nous avons donné 11 milliards au football ivoirien. Quand vous comparez ce qu’a été fait en six ans par rapport aux 6 années précédentes, j’étais encore à la Fédération, c’est 5 milliards qui ont été mis à la disposition des clubs. Les chiffres sont là. Les états financiers sont là, de 2012 à 2016. On ne dit pas que personne n’a travaillé. Il faut reconnaitre que des efforts ont été réalisés. Et quand dans cette requête, ils font croire qu’on appauvrit les clubs, alors il faut donner une nouvelle définition au mot appauvrir. Il faut savoir aussi maitriser vos charges. La FIF ne peut pas endosser toutes les charges des clubs.  11 Milliard contre 6 milliards. Avant les 6 dernières années, les clubs de Ligue 1 ne touchaient pas 38 millions. C’est moins que cela. La première division est passé de 12 à 20. De 20 à 33. De 33 à 38. De 38 à 50. De 50 à 70 et de 70 à 75 millions. Donc, il faut saluer tous les efforts qui ont été faits. On vient de loin et tout le monde à travailler. Ce qu’on ne peut pas accepter, c’est qu’on avance que nous n’avons pas travailler. On ne fait pas de comparaison pour condamner Pierre ou Paul. On précise juste les efforts qui ont été consentis par l’équipe actuelle ».

 

Ceux qui se plaignent ne participent plus à la vie associative de la FIF

« Nous avons fait comprendre à la FIFA que dans les délégations qui sont là aujourd’hui, notamment dans la dissidence, chacun avait un problème. M Veron Mosengo-Omba, vous avez dit que c’était un problème de personne et pour chacune personne, nous connaissons le problème. Nous avons expliqué un certain nombre de choses que nous n’allons pas parler ici parce que cela ne concerne pas la vie du football. Mais, je peux vous dire que nous avons été très précis sur certain nombre de fait. Je pense que nous avons suffisamment éclairer les personnes qui sont à la FIFA. Tout comme nous pensons que les autres ont aussi dit beaucoup de choses sur nous. Mais, nous n’allons pas faire de la délation. Le premier élément que je peux partager avec vous, c’est de regarder tous ceux qui composent la délégation de la dissidence. Vous allez trouver que 95% de ces gens ne participent à aucune Assemblée Générale de la FIF. Me Roger Ouegnin n’est jamais venu à une Assemblé Générale de la FIF depuis que M. Sidy Diallo est le Président de la FIF. Salif Bictogo est venu à la dernière Assemblée Générale et il a félicité la FIF. Nous avons le procès-verbal ici que nous avons fait certifier par trois observateurs. Nous avons le Procès-verbal des Assemblées Générales et les listes de présences depuis 2012. Ceux qui se plaignent ne participent plus à la vie associative de la FIF. Nous avons demandé à la FIFA si elle peut accepter qu’une fédération qui ne participe à aucune activité de la FIFA vienne se plaindre de sa façon de gérer. Dès l’instant que vous ne participé pas, vous êtes sorti de la vie associative. Vous ne posez aucun acte à part joué le championnat… »

Propos retranscris par Ives TIEMELE et Armel YAPI. 

I.T.