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De retour de Nuremberg (Allemagne) où il était avec le président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), M. Augustin Sidy Diallo, pour le renouvellement du contrat de partenariat avec l’équipementier Puma, le premier Vice-président de FIF et président de la Commission des Equipes Nationales, M. Sory Diabaté, exprime toute sa satisfaction. Tout en dévoilant également un pan du calendrier de préparation de la CAN 2019 et les ambitions avec la sélection U23, il annonce une réorganisation des sélections nationales.

 

Contexte du renouvellement de contrat avec Puma

« Il y a quelques jours, le président Sidy Diallo et moi étions en Allemagne, au siège de notre équipementier Puma, dans le cadre normal de notre partenariat. Dans ce type de relations, à un moment donné, on s’assoit, on fait le bilan et on essaie de voir comment poursuivre la relation. Le président Sidy Diallo y était non seulement en sa qualité de président de la FIF, mais aussi en tant que président de la Commission Promotion et Marketing. Et moi en ma qualité de président de la Commission des Equipes Nationales parce qu’il s’agissait d’une activité de la sélection nationale. Nous n’étions donc pas allés en villégiature. 

Il importe de préciser également que les premiers éléments de notre rapport contractuel ont été discutés en amont. Nos juristes ont travaillé sur les documents contractuels. Tous nos conseils se sont prononcés. Il y a eu des échanges de documents. Quand nous avons bouclé cette étape, le responsable de Puma est venu à Abidjan, lors du match contre la République Centrafricaine. Nous étions pratiquement à la fin de nos discussions et il s’agissait de finaliser ces éléments-là. La présence du président de la FIF à Nuremberg était nécessaire parce que c’est lui qui engage l’institution par sa signature. 

Le deuxième aspect de cette rencontre en Allemagne concernait la validation du nouveau maillot de l’équipe nationale. Il s’agit de la sortie 2020. Chaque fois que Puma renouvelle son partenariat, elle soumet à la FIF un certain nombre de designs qui doivent être approuvés par la fédération. C’est ce que nous avons fait. C’est pour ces deux raisons que nous étions sur place pour échanger avec nos partenaires de Puma. »  

 

Le contenu du contrat avec Puma

« Nous avons renouvelé le contrat pour une période de 4 ans, de 2019 à 2022. Evidemment, nous nous gardons de donner le montant. Toutefois, il importe de savoir que lorsque la fédération actuelle arrivait, nous étions à un montant inférieur à celui que nous avons aujourd’hui. Ce qui est important, c’est que nous avons amélioré le montant que nous avions en 2011, nous l’avons pratiquement doublé. Ce montant nous satisfait pleinement. Quand on a vu comment l’équipe a connu des difficultés et qu’aujourd’hui on arrive à renouveler le contrat pour quatre ans, on peut se satisfaire de ce qui est mis à notre disposition aussi bien en dotation financière qu’en équipements. » 

 

Toutes les sélections prises en compte

« Ce contrat prend en compte les sélections nationales depuis les U15 jusqu’à la sélection A, de même que la sélection féminine. Nous bénéficierons de tous les équipements que l’on peut penser pour une équipe nationale. Nous sommes largement servis avec cet accord avec Puma. 

En avril, notre équipe nationale U15 sera à Montaigu dans le cadre du tournoi qui est considéré comme le Mondial de la catégorie et où sont invitées de grandes nations du football comme le Brésil et l’Argentine. La Côte d’Ivoire a remporté ce tournoi pour la première fois en 2014 après une dizaine de participations. Nous serons à Montaigu, et déjà Puma a préparé les équipements pour les moins de 15 ans. Puma a également mis à disposition les équipements des U23 qui débutent les éliminatoires des Jeux Olympiques contre le Niger dans ce mois de mars. De même, Puma a déjà mis à disposition des équipements pour la sélection féminine qui participera à la deuxième édition du tournoi de l’UFOA B qui aura lieu à Abidjan à partir du 8 mai. » 

 

Des paires de chaussures pour les jeunes et les dames

« Il importe de noter qu’en plus de ce que nous avons fait jusqu’à présent, nous avons insisté pour que Puma mette à disposition des paires de chaussures. En équipe nationale A, les joueurs ont pour la plupart des contrats individuels et peuvent porter des chaussures d’autres marques bien que l’équipe soit habillée en Puma. Mais, pour nos jeunes et les dames, c’est important que nous puissions mettre à disposition des chaussures. Nous en avons discuté avec Puma qui est d’accord pour mettre à disposition de toutes les sélections de jeunes et l’équipe féminine des chaussures jusqu’aux claquettes. Il était important de leur réserver de bonnes chaussures pour la compétition. Ça c’est un élément très intéressant dans le contrat. » 

 

11 000 ballons en quatre ans 

« Nous avons également travaillé avec Puma sur les ballons. Pour les années 2019 et 2020, nous allons recevoir 7 000 ballons qui vont être distribués aux clubs de Ligue 1 et Ligue 2. Vous savez, Puma est le sponsor officiel ballon de la Ligue 1. Depuis quelques années, tous les matches de Ligue 1 et Ligue 2 se jouent avec des ballons Puma. Il y a quelques années, les équipes se présentaient aux matches avec des ballons défectueux. C’est pourquoi, depuis quelques années, nous avons décidé de mettre à la disposition de tous les clubs de la Ligue Professionnelle des ballons pour les entraînements et les compétitions. Donc, 7 000 ballons pour 2019 et 2020, 2 000 ballons pour 2021 et 2 000 ballons pour 2022. Sur ces ballons, chaque année, nous allons réserver 500 ballons pour les compétitions des jeunes qui vont démarrer bientôt. Cela fait un total de 2 000 ballons sur quatre ans pour les compétitions de jeunes. »

 

Des équipements au Gouvernement et aux partenaires  

« Nous avons décidé aussi avec Puma de voir comment donner des équipements à nos partenaires pour qu’eux aussi puissent faire du sport et nous accompagner. Le plus gros partenaire des équipes nationales, c’est l’Etat de Côte d’Ivoire. Ainsi, nous avons décidé de faire un pack d’équipements pour les membres du gouvernement. Il est composé d’un ensemble de survêtements, de joggings, de polos, de paires de chaussures, de maillots officiels de la sélection nationale. Tout cela sera remis à nos autorités pour leur dire merci pour tous les efforts qu’ils déploient pour l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Nous allons en faire autant pour les présidents d’institution et nos sponsors. Pour nous, c’est une façon de remercier tous ceux qui nous accompagnent. » 

 

Un renouvellement difficile ?

« Nous n’avons pas eu vraiment de difficultés pour renouveler ce contrat avec Puma. On a échangé sur les conditions du renouvellement. Nous avons présenté les atouts de notre sélection nationale. Certes, nous sommes sortis au premier tour de la CAN 2017 et nous ne nous sommes pas qualifiés pour la Coupe du monde. Mais, Puma, en venant vers nous, n’était pas venu nous dire : « Nous arrêtons ». Puma a dit qu’il était prêt à continuer avec nous et qu’il fallait qu’on discute des modalités du renouvellement. Pour nous, cela a été facile dans la mesure où nous avons la confiance des responsables de Puma. Puma croit en notre équipe nationale et en l’équipe dirigeante de la FIF. C’est pour cette raison que très rapidement nous sommes arrivés à un accord sur une période de quatre ans. Puma a estimé que nos relations ont toujours été bonnes jusqu’à présent. C’est tout de même cette équipe nationale qui a gagné la CAN en 2015 et la CAN cadette en 2013. Donc, Puma sait que cette équipe nationale et cette fédération travaillent. » 

 

Plus que trois pays africains partenaires de Puma

« Il importe d’indiquer qu’il y a quelques années, nous étions onze pays africains qui bénéficiions de contrats de partenariat avec Puma. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, nous ne sommes plus que trois pays africains. Puma a décidé de recentrer ses efforts et ses actions sur des sélections nationales qui représentent des valeurs sûres pour elle, capables de lui donner suffisamment de visibilité. Puma sait que cette équipe de Côte d’Ivoire a du talent et elle croit en sa capacité de rebondir. Ces trois pays sont le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Le Sénégal vient d’arriver, mais le Ghana et la Côte d’Ivoire, c’est depuis 2005-2006. Puma a décidé de conserver ses relations avec trois pays après avoir procédé à une sélection stricte. »  

 

« Quand vous signez avec de grands groupes mondiaux comme Puma et Canal+, vous pouvez vous dire que vous êtes sur la bonne voie »

« Nous voudrions donc dire merci à Puma. Quand une grande multinationale comme Puma signe avec vous malgré tout ce qu’on peut dire ici et là, c’est qu’elle croit en vous. Ils sont dans le football depuis des années, donc ils savent les valeurs sur lesquelles ils peuvent travailler et avec qui ils peuvent travailler. De notre côté, nous entendons faire tout pour satisfaire Puma en relevant tous les défis, en travaillant d’arrache-pied pour que l’équipe nationale de Côte d’Ivoire soit une véritable satisfaction pour tous les Ivoiriens. Quand vous signez avec de grands groupes mondiaux comme Puma et Canal+, vous pouvez vous dire que vous êtes sur la bonne voie. Le championnat de Côte d’Ivoire est vu dans plus de 25 pays. C’est une visibilité inestimable et une bonne promotion pour le football ivoirien. » 

 

Un programme chargé en mars pour les sélections nationales

« La dernière semaine de mars est très chargée pour nous parce que nous allons démarrer les éliminatoires des JO avec les U23. Dès le 22 mars, ils seront au Niger pour le match aller. Nos Espoirs sont dans leur phase que nous avions annoncée depuis 2012. Ce sont des jeunes que nous avons pris sous la houlette de Kamara Ibrahim avec pour objectif de faire en sorte qu’ils soient prêts à défendre les couleurs de la Côte d’Ivoire à la CAN 2021. Certains sont déjà en équipe nationale A. Je parle de Franck Kessié, Souleymane Doumbia, Ghislain Konan, Abib Maïga, Angban Victorien, Ibrahim Sangaré, Kouadio Dabila ou encore Nicolas Pépé dont beaucoup d’Ivoiriens ne savent pas qu’il a dormi ici au Centre Technique avec l’équipe des U17. Tous ceux-là font partie de la Génération 2012 qui a remporté la coupe d’Afrique cadette en 2013. Donc, nous ne sommes pas inquiets au niveau de la relève. 90% de ces jeunes sont aujourd’hui en Europe. Ils vont revenir avec une plus value pour notre équipe nationale.

Ensuite le 23 mars, nous croisons le Rwanda dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019. Le 25 mars, ce sera le match retour du match Côte d’Ivoire-Niger pour les éliminatoires des JO. Le 26 mars, nous terminerons par le match amical de la sélection A contre le Liberia. Nous avons également été sollicités par le Japon pour un match amical avant la CAN. Mais ce ne sera pas possible car notre calendrier de préparation ne nous permet pas d’aller jouer au Japon à la date proposée, c’est-à-dire début juin. » 

 

La relève avec CJeune et la compétition des jeunes

« Après ce groupe, nous avons entamé un nouveau travail de relève avec CJeune dirigé par Jean-Marc Guillou et les compétitions de jeunes qui vont démarrer dans ce mois. Ce sont des compétitions régionales. Nous avons enregistré 90 équipes engagées en U13 et 40 en U15. » 

 

Félicitations à Kolo Touré et Copa Barry

« Nous adressons nos félicitations à Kolo Touré qui a été coopté comme entraîneur adjoint en Premier League anglaise. Nous avons été très heureux d’apprendre cela. Voir qu’il est en Premier League, un des plus grands championnats au monde, montre qu’il va acquérir plus d’expérience et qu’il va s’aguerrir. La Fédération est heureuse de constater que son projet avec Kolo Touré est en train d’aboutir. Dans sa dernière année, quand nous l’appelions en sélection, c’était pour lui donner la possibilité d’être entraîneur à terme parce que c’est quelqu’un qui a toujours donné. Quand nous étions en difficulté dans les éliminatoires pour la CAN 2015 et que nous sommes allés le chercher, il a accepté de venir et il a poussé cette équipe jusqu’à la victoire finale en 2015. Après, il a demandé à se retirer de façon très honnête et nous l’avons accompagné. C’est pourquoi, nous sommes heureux de constater que le choix que nous avons fait avec Kolo est en train de réussir. Il a eu sa Licence UEFA A. Nous lui disons toutes nos félicitations et la fédération prie pour lui pour qu’il réussisse cette carrière. Il y a encore des échéances et on souhaiterait avoir le maximum d’anciens pour les sélections nationales. Le retour de Jean-Jacques Tizié répond à ce souci. Il y a de la place pour ceux qui se forment et qui veulent aider le pays. 

Nous disons également nos félicitations à Copa Barry qui nous a informés de l’arrêt de sa carrière. Nous saluons ce grand champion. C’est quelqu’un qui a beaucoup apporté à l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Un homme sans problème en équipe nationale. Un élément précieux dans un groupe. Copa a toujours fait en sorte qu’il y ait la solidarité et l’entente en sélection nationale. Un homme pieux, qui en toute circonstance fait référence à Dieu. Je souhaite que Dieu l’accompagne pour la suite de ce qu’il va faire dans le football. Nous espérons qu’il revienne en sélection comme Tizié parce qu’il a son diplôme d’entraîneur de gardien de but. Nous avons déjà évoqué la question. Et contrairement à ce que certaines personnes ont pu écrire, Copa n’a jamais refusé de venir être entraîneur des gardiens de but. Il était en fin de carrière et se donnait le temps de réflexion. Au niveau de la fédération, les portes lui sont ouvertes. »

 

La FIF approchée par d’autres équipementiers

« Nous avons été approchés par d’autres équipementiers. Ce qui est normal puisque ils savaient qu’on était en fin de contrat. Même après le renouvellement du contrat avec Puma, ils continuent de venir. Nous avons reçu ces équipementiers et nous leur avons fait comprendre que nous avons une longue histoire avec Puma. Nous avons cette reconnaissance des performances réalisées ensemble. Nous avons fait de bonnes choses avec Puma. Ce n’est pas une question d’argent. Celui qui vous a soutenus dans les moments difficiles, il faut pouvoir s’en souvenir. Nous avons donc décidé de poursuivre l’aventure avec Puma. Il y a certes les affaires, mais il y a aussi cette reconnaissance que la FIF a pour Puma. Et puis, jusqu’aujourd’hui, les choses se sont très bien passées. Il y a le respect des engagements et des personnes. »

 

Lutte contre la contrefaçon

« On sait que ces maillots contrefaits existent. La première action que nous avons menée quand nous avons constaté cela, c’était de mettre la main sur les personnes qui travaillaient sur ces contrefaçons. Deux personnes ont été ainsi mises aux arrêts. Et nous avons cherché à comprendre d’où ça venait. Nous avons travaillé à la source. Ces contrefaçons ne se fabriquent pas au « Black ». Ça  vient de très loin, ça passe nos frontières et il y a des circuits de commercialisation de ces contrefaçons. Nous avons décidé d’en parler avec Puma. C’est nous qui avons montré ces photos à Puma en leur disant « voyez ce qui existe et que faisons-nous pour lutter contre ces contrefaçons ». La réalité est que le pouvoir d’achat du consommateur moyen ne lui permet pas d’acheter les réplicas des maillots officiels. Cela lui laisse la possibilité d’aller s’approvisionner dans d’autres circuits de vente. Ce qu’il faut faire, c’est de fabriquer des replicas qui puissent être disponibles et vendus à des coûts modérés à nos supporters. Puma a donné son accord. On aura ces réplicas à des prix abordables et ils seront disponibles à la boutique de la Fédération et à d’autres points de vente.    

 

Une réorganisation des sélections nationales

« Kamara Ibrahim, en plus de la sélection A, a souhaité avoir sous charge la sélection U23 pour faciliter son travail de suivi. Nous avons vu que c’était logique. Mais, il n’est plus responsable de la sélection locale. Bientôt nous allons désigner le sélectionneur des locaux. Avis aux intéressés. Mieux, nous allons procéder à une réorganisation des différentes équipes nationales. Des postes vont certainement changer de titulaire. »

 

Source : Le Sport

 

I.T.