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M. Soumahoro Baba Alama, 1er vice-président de l’Amicale des Entraineurs de gardien de but de football de Côte d'Ivoire se bat pour valoriser le métier d’entraineur de gardien de but. En compagnie de quelques membres du bureau, ils ont été reçus en audience par le 1er vice-président de la Fédération Ivoirienne de Football, M. Sory Diabaté, ce vendredi 10 janvier 2020 au siège de la FIF.

 

Vous avez été reçu en audience par le 1er vice-président de la Fédération Ivoirienne de Football. De quoi avez-vous parlé ?

D’abord, il faudra saluer le premier vice-président de la FIF, M. Sory Diabaté qui nous a donnés cette chance de le rencontrer et d’échanger avec lui sur nos doléances. La première était de faire en sorte que tous les entraineurs de gardiens de but diplômés de Côte d’Ivoire se retrouvent sur les bancs de touche et que le diplôme d'entraineurs de gardien de but soit valorisé.

Deuxièmement, il fallait faire un effort au niveau des différents clubs, pour qu’on puisse respecter les entraineurs des gardiens de but parce qu’ils sont à part entière dans le staff technique des équipes.

Et troisièmement, il fallait faire en sorte qu’aujourd’hui, nous, qui sommes à la base de la formation des gardiens de but de Côte d’Ivoire, puissions suivre nos jeunes gens jusqu’au haut niveau. Au-delà de cela, nous avons cherché à rencontrer le président Sory Diabaté, qui nous avait donné quasiment les assurances relatives à nos doléances. Globalement, notre rencontre a été fructueuse. Nous rejoignons nos amis pour faire le compte rendu que la rencontre s’est très bien passée.

Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour faire ces doléances ?

Le président n’a pas assez de temps. Nous ne sommes pas les seuls non plus à être ici. Nous avons plusieurs fois déposés des courriers pour rencontrer le président. Sachez que nous avons été plusieurs fois reçus. Et il nous fait encore l’honneur de nous recevoir en début d’année 2020 pour lui expliquer nos différents problèmes.

L’amicale des entraineurs des gardiens de but est-elle séparée de l’Association des entraîneurs de Côte d’Ivoire ?

Contrairement à ce que les gens pensent, nous ne sommes pas à part. Nous sommes une partie intégrante même de l’Association des entraineurs de Côte d’Ivoire. La différence est que nous sommes des spécialistes. Des spécialistes, malheureusement, qui ne sont pas reconnus partout dans le milieu du football. Le métier d’entraineur de gardien de but est nouveau, que ce soit en Afrique qu’en Europe. Nous faisons en sorte pour être au même niveau que les autres. Nous essayons de faire de notre mieux pour ne pas être en retard.

Quelle appréciation faites-vous sur la prestation des gardiens de but à mi-parcours du championnat de Ligue 1 et Ligue 2 ?

Nos gardiens de but sont très moyens. Ne soyez pas surpris s’ils soient moyens. La formation de base pour la plupart n’a pas été faite. Il y a un rattrapage à faire quand nous sommes en club. Selon les statistiques de la 10è journée de la Ligue 1, les gardiens de but ont beaucoup encaissé de but (18 buts). Quand nous faisons la comparaison avec les championnats européens, ce n’est pas aussi excessif par rapport à nos jeunes gardiens de but qui commencent tard la formation. Alors qu’en Europe, au-delà de 14 ans, il n’y a plus de chance de devenir gardien de but. Ici, nous avons la chance de récupérer des jeunes de 18 ans pour faire d’eux des gardiens de but. Il y a de quoi à ne pas désespérer. A nous d’aller très vite pour se mettre au diapason du football mondial.

Entretien réalisé par TIEMELE Ives et Nancy Kouassi

I.T.